Le Cartographe - Recit d'aventures

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Le Cartographe - Recit d'aventures

Messagede Wolfgang le Ven 04 Jan 2019 03:36:59

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Aventures de Yaakab Mouhayar

Ce texte est basé sur les notes prises d'un module solo dans l'univers de Dungeon-World.
Il relate les aventures de Yaakab, Cartographe, une classe créée pour l'occasion.


Générateurs utilisés :
- WorldSpinner
- Generation-jdr.fr
- Donjon.bin.sh/fantasy/world/
- AdventureSmith
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Re: Le Cartographe - Recit d'aventures

Messagede Wolfgang le Dim 06 Jan 2019 16:57:20

Je me nomme Yaakab Mouahyar et je suis cartographe.

Je suis né dans le petit royaume humain de Cidéria, 4400 âmes environ. Cidéria est une nation si ancienne que ses origines se perdent dans la nuit des temps. Elle est aujourd’hui gouvernée par le Roi Phanceon Clitherow. Son paysage consiste en des fourrés denses d'arbustes à feuilles persistantes et de petits arbres.

Il y a environ deux siècles et demie, Cideria fût en grande partie envahie par le royaume voisin de Durairne, et depuis, batailles et escarmouches sont constantes, causant la mort avant l'âge de nombreux jeunes cidériens.

La vielle citée où j’ai vu le jour s’appelle Darggcourt, la capitale du royaume, fondée il y presque 2000 ans, et moins de 600 âmes. Je crois que le dernier recensement faisait état de 571, en baisse.

Peut-être est-ce le vieux chantier naval autrefois florissant et aujourd’hui déserté qui effraye ainsi : on prétend qu’il est hanté. J’avoue n’y avoir jamais mis les pieds, la témérité, et même le courage n’étant pas vraiment mes points forts…

Je me nomme Yaakab Mouahyar. Je suis cartographe… Et ce qui va suivre relate mes aventures.

* * *
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Re: Le Cartographe - Recit d'aventures

Messagede Wolfgang le Dim 06 Jan 2019 17:15:09

Il est difficile pour un jeune cartographe de percer dans un royaume aussi petit et ancien que Cideria. Tout y a déjà été exploré de fond en comble et relevé sur plan dans les moindres détails, du moins c’est que tout le monde prétend. Comment dans ces conditions se faire un nom quand on est épris de vastes horizon et avide de territoires inconnus ?

J’étais arrivé à l’âge de quitter le domicile parental et prendre sa vie en main, mais j’étais frêle et peu porté sur la construction navale ou la pèche, activités principales, pour ne pas dire quasiment les seules qu’on puisse trouver à Darggcourt.

De plus, je savais qu’étant désormais adulte, je serais très prochainement enrôlé dans les armée du Roi, engagé dans une guerre de reconquête sans espoir contre le royaume voisin, régit par le roi Serlo Johnson, et comptant au bas mot deux cent fois plus d’habitants, donc deux cent fois plus d’homme dans ses armées.

Mes braves parents, s’étaient saignés pour que je puisse suivre l’enseignement d’un maître cartographe qui faisait régulièrement escale ici, et puis ce brave homme, Mirascard Runmam, avait finalement prit sa retraite et n'avait plus jamais pris la mer pour Darggcourt. Si je voulais poursuivre mon apprentissage, et m’assumer comme adulte, tout en m’efforçant d’échapper à une mort aussi atroce qu’inutile dans une guerre perdue d’avance, je devais quitter ma ville natale et partir en quête d’un nouveau maître qui accepterait de m’employer.

N’ayant jamais parcouru le vaste monde qu’au travers des récits de marins qui transitaient autrefois par la ville, j'avais donc décidé de m’en remettre comme toujours à leur expérience en allant à leur rencontre à la taverne de l’Anguille Rieuse, la seule qui parvenait encore à subsister malgré le déclin important du commerce et de la ville en général.

L'anguille rieuse était une auberge de qualité médiocre tenue par Urancalladfaerbar Peau, une gnôme sans âge, dont personne ne se souvenait quand ni comment elle était arrivée ici jour.
Devant l'établissement, deux malheureux tabourets font office de terrasse. La toiture rongée par les embruns salés semblait ne plus beaucoup tenir.

J’entrais au rez-de-chaussée du bâtiment en forme de U, ou se trouvait une salle pouvant contenir environ vingt personnes.

Dans le fond, se situait la cuisine, d’où des rats sortaient, et révélaient ainsi la qualité et l’hygiène des lieux. Sirsos Mirtur, un homme de forte carrure et à la grande gueule comme on dit, était au fourneau. Préparant chaque jour son infâme omelette à la sauce grise et ses croûtons qu'il était fort déconseillé de manger.

Sur commande, Sirsos préparait également des rations sèches pour le voyage, rations qui permettaient de ne pas mourir de faim, mais au goût infâme.

A l'étage se trouvaient les trois chambres, chambres misérables, sans verrou aux portes, où l'on partageait à trois ou quatre sa paillasse avec les puces.

Dans cette auberge, on rencontrait des ivrognes qui oubliaient leurs soucis dans la bouteille.
De plus, la proximité des docks permettait aux marins inactifs d'être des clients assidus.

En son temps, lorsque Darggcourt était florissante de son chantier naval et de ses pêches abondantes, l’Aguille Rieuse tenait un tout autre standing. Ce n’avait jamais été un établissement de luxe, mais il avait longtemps eu forte réputation auprès des marins en escale.
Puis, avec le temps et la désertification des rues de la ville, il était devenu ce taudis immonde, mais où l’on se sentait bien, comme en famille, cela grâce à la gentillesse et la bonne-humeur de Peau, la vielle Peau comme on l’appelait affectueusement.

Je m’étais donc installé, avait commandé comme à mon habitude une chopine de cidre coupé de miel que Peau vint poser devant moi et ajouta comme toujours sur mon ardoise : « Tu me paieras avec ta première solde gamin » me lançât-elle, causant mon effroi.

Je tâchais de tendre l’oreille aux rumeurs qui couraient, pour voir si l’une ne saurait me conduire vers mon but, ou du moins m’offrir une opportunité intéressante.

Les discussions tournaient beaucoup autour de la famille Cunningham, qui avait fondé le chantier naval et la citée sur une zone arbustive donnée par le Roi lui-même il y avait presque deux mille ans… Drôle d’idée de créer un chantier naval avec si peu de bois de grande taille à proximité.

Je ne savais pas ce qui méritait d’être cru ou même seulement écouté. Les gens de Darggcourt s’inventaient de quoi se distraire comme ils pouvaient…

Certains prétendaient que Morcar Cunningham, actuel patron malheureux du chantier naval, avait été assassiné et remplacé par un sosie, ce qui aurait expliqué son changement d’attitude récent, tandis que son fantôme serait condamné à errer sur le chantier.
Une femme marin, ivre, qui se faisait appeler « la comtesse », affirmait que le fantôme d'un homme qu'elle avait tué, un certain Jagelin, hantait toujours le chantier lui aussi...

Bien d'autres rumeurs courraient encore, mais celle qui retint mon attention, était qu’une taxe serait bientôt mobilisée pour ajouter au plus vite des troupes indispensables à l'armée de Cideria. Ma faible carrure et mon manque pathologique de courage ferait sans aucun doute de moi une victime plutôt qu’un héros. Je devais partir au plus vite de Darggcourt, et sans doute aussi du royaume pour échapper à ce destin funeste !

Je m'étais dirigé ensuite sur la place centrale du bourg, où un panneau remis à jour chaque début de semaine recensait les informations officielles, les offres d’emplois, et autres demandes de services. Les informations affichées étaient souvent toutes aussi douteuse que les rumeurs de l’Anguille Rieuse. Les gens d’ici croyaient d’ailleurs plus volontiers aux rumeurs, mais parfois une occasion réelle de gagner quelques piécettes se présentait. J’espérais que ce serait le cas ce jour…

Information du public:
- Un pêcheur a besoin de guetteurs pour attraper son rival en train de lui voler ses prises.
- Un agriculteur ne peut nourrir sa famille sans aucune culture. Sa récolte a été pourrie et endommagée au cours des dernières saisons, mais il ne comprend pas pourquoi.
- Ailhilla Knivetton, responsable d'un temple local, a récemment disparu. La plupart pensent qu'elle a été capturée par une secte religieuse locale.
- Le chef des armées embauche des membres d'équipage pour récupérer un précieux navire perdu en mer.


Ne trouvant rien là qui éveille en moi un grand courage, ni une envie irrépressible de partir à l’aventure, j'avais décidé de prendre la direction du sud, vers Wigwinroad, une ville de pêcheurs un peu plus grande que la capitale, qui était d’ailleurs la seule ville, en dehors de Darggcourt, qui soit suffisamment importante pour être indiquée sur une carte.

Quatre Lieues me séparaient de Wigwinroad. Traverser les plaines arbustives de Cideria n’était pas une épreuve très difficile, surtout pour un cartographe natif de la région, et bien que la plupart des habitants préféraient prendre une embarcation et longer les côtes pour naviguer d’une ville vers l’autre, les passages nombreux de piétons avaient tracé des sentiers naturels dans la plaine. Il m'avait fallut un peu moins de quatre heures pour arriver à destination.

Plus petite, mais légèrement plus peuplée, Wigwinroad ressemblait à ce qu’avait été Darggcourt en ses beaux jours, une ville côtière prospère, en tout cas suffisamment pour que ses habitants y demeurent.

Lorsque que je fus arrivé, je constatai une grande agitation. Un cadavre avait été rejeté par la mer la nuit précédente. Ce corps méconnaissable qui avait échoué était selon la rumeur, celui de la plus grande des capitaines de pirates, Ellen.

Devant ce sinistre présage, le sorcier Gode le Résolu affirmait qu’une apparition imminente se produirait, suffisamment brillante pour être visible même pendant la journée, ce qui marquerait la fin du règne du roi... Comme Darrgcourt, Wigwinroad comptait son lot d'excentriques.

Ellen était réputée pour avoir accumulé des montagnes d’or et les coffres de Cideria, eux étaient disait-on presque à sec, en raison de la très mauvaise gestion du roi, et de l'absence totale d'investissements autres que dans son armée. Les taxes étaient sur le point d'augmenter considérablement, toujours pour financer la guerre. Si quelqu’un trouvait l'or d’Ellen, disait-on, la quantité serait si énorme, que l'or de tout Cideria ne vaudrait bientôt plus qu'une fraction de sa valeur.

Certains évoquaient les vielles mines d’argent à l’est, dans le vaste royaume voisin de Durairne. Ces mines avaient autrefois appartenu à Cideria, mais Durairne avait conquis cette partie des terres il y avait environ 300 ans. La mine était à l’abandon depuis plusieurs décades et aurait servi de cachette au Capitaine Ellen. Mais peu croyaient à ces rumeurs, et ceux qui disaient y être allé rapportaient n’avoir jamais trouvé la mine. Tous maintenaient pourtant fermement la véracité de l'existence de cette mine. Je laissai donc traîner mes oreilles afin d'en apprendre un maximum sur cette mine abandonnée : si quelqu'un pouvait la trouver, c'était bien moi, brillant cartographe, et si mettais la main sur ces trésors...

N’ayant qu’une indication très vague sur sa position, soit vingt lieues en direction du Sud-est, et ne souhaitant pas attirer l’attention, je choisi d’errer dans cette direction. Je mettrais toute ma foi en mes compétences de Cartographe dans la balance !

Je parti sans perdre une minute de plus, espérant ne rencontrer aucun soldat en route qui m’aurait conduit de force à rejoindre les rangs de l’armée...

Je me nomme Yaakab Mouahyar. Je suis cartographe… Et bientôt je serais riche !

* * *
Dernière édition par Wolfgang le Mar 15 Jan 2019 14:39:16, édité 1 fois.
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Re: Le Cartographe - Recit d'aventures

Messagede Wolfgang le Dim 06 Jan 2019 17:40:54

En quittant la côte pour s'enfoncer dans les terres, on croise ça et là des hameaux dispersés qui consituent, en dehors des deux citées, les principaux foyers de population. Puis, au fur et à mesure qu'on progresse vers l'intérieur du continent, ses habitats se font rares et disparaissent.

Après une journée à marcher, je me retrouvais au cœur des landes arbustives immenses et désertes, à l’intérieur des terres de Cidéria. Ces paysages ne sont que très rarement foulés, et lorsqu’ils le sont, c’est bien souvent par des armées prêtes à se massacrer mutuellement.

Ni Cidéria, ni Durairne, son belliqueux et puissant voisin, n’ont pour habitude d’abandonner leurs morts sur le champ de bataille, mais il arrive, quand le nombre de ceux-ci est très important, que les charognards s’emparent de leurs proies avant que les hommes aient pu agir. A chaque bataille, nombre de corps disparaissent ainsi, privant les familles d’un deuil et les défunts de la sépulture qui leur garantirait le repos éternel. Au moins l’endroit est-il calme.

Ayant installé mon campement dans une zone abritée des vents froids alors que la nuit était déjà toute proche et le soleil bien bas, je me réchauffai devant un feu de bois sec trouvé alentours et terminais la première des cinq rations que j’avais emporté. J’avais préparé mon couchage sur une zone dépourvue de la moindre bosse, racine, ou du moindre caillou et m’endormis rapidement.

Je reparti donc le lendemain dès les premières lueurs du jour, bien décidé à trouver coûte que coûte cette mine !

Malheureusement, désorienté par la fatigue et les vents d’automne, je m’égarai et tournai en rond sans m’en rendre compte, perdant une journée de fatigue et de ration pour rien. Pire encore, je me retrouvai devant un gouffre qui me parût infranchissable ! Une journée supplémentaire serait nécessaire pour le contourner ou trouver un moyen de le franchir !

Je m’installais comme je pu pour la nuit et tâchais de dormir pour être en forme au réveil et rattraper si possible le retard cumulé.

Plus frais au réveil, plus prudent aussi, je parcouru le lendemain une bonne distance et ne rencontrai aucune difficulté. Je pu installer mon camp dans une zone suffisamment hospitalière pour m’y reposer en toute quiétude.

!Le jour suivant ne vit survenir aucune embûche non plus. Ce voyage était plus paisible encore que je ne l'avais espéré. Je montais de nouveau le campement pour me reposer une nuit entière.

Dès le lever du soleil, je me levai et fis le point : d’après mes estimations de départ, j’aurais dû me trouver vers le soir aux environs de la mine, mais j’avais une bonne journée de retard, et il était donc inutile de chercher par ici. Par contre, il me fallait absolument trouver de quoi manger, mes réserves étant épuisées. Le lendemain serait donc consacré à la recherche de nourriture.

En fin de journée suivante, j’avais effectivement trouvé de quoi faire un repas correct et de quoi me nourrir quatre autres jours. J’espérais arriver le lendemain dans les environs de la mine et la trouver rapidement.

Je ne sais si ce furent les dieux, la chance ou le destin qui guidèrent mes pas, mais alors que la journée touchait à sa fin, je tombai face à une roche cachée par la végétation depuis sans doute de nombreuses années, et en écartant comme je pu cette végétation, je découvris l’entrée d’une mine ! Mon instinct me confirma qu’il s’agissait de celle que je cherchais.
Prudent, je choisi de camper juste à l’entrée, à l’abri de l’air et des éventuelles intempéries, et d’explorer cette mine le lendemain.

Au réveil, après avoir rassemblées mes affaires je m’engageai dans l’exploration de cette mine abandonnée, en quête du trésor d’Ellen. Je pénétrai une première salle dans laquelle une passerelle vermoulue pendait entre les deux sorties. Je m’y engageai donc prudemment, en veillant à ne pas marcher sur une planche pourrie susceptible de briser sous mon poids.

Je glissai malheureusement sur ce bois humide et vermoulu, et poussai un cri de surprise, me retrouvant sur mon séant et réveillant une créature qui avait échappé jusque là à mon regard ! La créature ailée, ressemblant à un corbeau mais de la taille d’un homme, avec un nombre d’yeux impressionnant et un corps difforme, quittant brusquement son nid, fondit sur moi en poussant un cri effroyable !

Image


Je tentai d’esquiver sa charge ! Mais fus touché.
Je me relevai prestement et saisi mon bâton pour frapper la créature quand elle lancerait une seconde charge.

La créature évita mon coup et de nouveau me frappa de son aile noire (1 dégât, reste 15 PV).

Je me préparai pour un troisième assaut et frappai le corbeau de mon bâton.

Immédiatement, je profitai de l’avantage pour essayer de frapper de nouveau mais la créature esquiva sans aucune difficulté et me griffa le dos de ses serres puissantes. Je senti comme un venin se répandre en moi immédiatement .

Je me redressai tant bien que mal, serrant à deux mains mon bâton et me tint prêt à frapper, mais la créature fût plus prompte que moi et me déchira les chairs de ses serres. Je sombrai dans l’inconscience, essayant en vain de me tenir debout sur la passerelle pour fuir. Il était déjà trop tard et je m’apprêtai à rendre mon dernier soupir…

Quelle trace aurais-je laissé dans l’histoire : celle d’un jeune homme frêle et lâche, déserteur et inapte à survivre quelques jours seul dans la nature…

La mort en personne m’apparût et se pencha sur moi et me sourit de toutes ses dents, me traitant de pauvre fou, inconscient mais courageux…
- Courageux moi ?
- Oui, car il en faut du courage pour se lancer seul ainsi à l’aventure, et faire face au danger d’une créature inconnue. Il en faut du courage pour s’opposer à la perspective idiote de l’enrôlement dans une armée de moutons tous prêts à servir la cause de leur stupide roi en mourant inutilement… Et pourtant, ta mort ici, en cet instant serait-elle plus utile que celle de tes camarades conscrits qui vont périr à la bataille ?
- Je ne crois pas non…
- Je t’offre une chance, une seule et unique chance, de rendre ta vie et ta mort utiles, utiles à la vie, et utiles à la mort. Accepte mon marché, mes conditions et tu vivras, refuse, et tu mourras.
- J’accepte !
- Attends sinistre crétin ! Écoute d’abord ma proposition, songe à ce que tu y gagnes, pèse ce que tu y perds !
- Très bien, j’écoute…
- Jamais tu ne connaîtras les plaisirs charnels et les joies de la paternité, jamais tu ne t’inclineras devant un dieu ni ne mettra ta foie et tes prières en leur hypocrisie : tu m’appartiens corps et âme ! Tu m’obéiras au doigt et à l’œil, servant les maîtres que je t’indiquerais, et refusant les offres des autres, quels qu’ils soient : tu es mon serviteur loyal et fidèle à tout jamais ! Tu ne te rendras que là où je t’enverrais et ne cartographieras que ce que je te commanderais : tu es l’explorateur et le cartographe de la mort désormais. Ta vie m’est précieuse serviteur, tu me dois donc de veiller à rester en vie jusqu’au moment où je te libérerais moi-même de ce fardeau : Trouve pour t’accompagner dans ta quête des personnes capables de te protéger et de mourir pour toi, je te les indiquerais... Et maintenant, vis et sors de cette mine, c’est un ordre ! »

Je revins à moi, allongé sur la passerelle, la peau et les chairs à vif, le corps endolori et ne bougeant qu’à grand peine. Je regardai du coin de l’œil la créature qui était retournée à son nid, veillant sur les richesses qui y brillaient.

Aussi discrètement que possible, je m’efforçai de quitte les lieux, renonçant à regret aux trésors accumulés ici par Ellen, mais retrouvant la vie avec un certain soulagement et désormais un lourd fardeau à porter : j’étais le cartographe de la mort… où cela me mènerait-il ?

Je sorti enfin à l’air libre, la créature criant de son cri atroce pour me chasser, et m’évanouis, restant inconscient jusqu’à ce que le froid de la nuit me fit revenir à moi. Je me restaurais afin de reprendre des forces (Ration -1) et m’apprêtais pour partir, attendant les ordres de mon nouveau maître dans l’anxiété…

Je me nomme Yaakab Mouahyar. Je suis cartographe… Et désormais je sers la mort.

* * *
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Re: Le Cartographe - Recit d'aventures

Messagede Wolfgang le Mar 15 Jan 2019 15:04:02

Lorsque la mort s’adressa à moi pour m’indiquer ma prochaine destination, c’est dans le souffle du vent que sa voix d’outre-tombe me parvint, comme un murmure :

« Rends toi dans le Royaume de Hoba, de l’autre côté du continent, en poursuivant vers le Sud-Est. Là, je te dirais quoi faire ».

J’étais abasourdi. A l’autre bout du continent ! Sans argent, avec juste quelques rations, la mort m’envoyait à l’autre bout du continent ! Et en sus, je devais trouver des compagnons pour me protéger… Aucun mercenaire digne de ce nom ne me suivrait pour de belles promesses, ou pour la seule affirmation de servir la mort ! Et je n’avais aucune personne de ma connaissance en ces contrées !

Je devais pourtant obéir ! C’était le prix pour ma vie que m’avait fixé la mort elle-même…

J’hésitais entre demeurer sur les terres de Durairne, civilisées, et donc source de rencontres, pas forcément souhaitables, mais aussi permettant sans doute un accès plus facile à la nourriture, les soins, … Ou alors, prendre un peu plus au sud et poursuivre en pleine nature, dans les immenses landes arbustives, en direction des montagnes que je voyais dans le lointain sud-est…

Dans tous les cas, la route serait très longue, probablement pénible et semée d’embûches.

J’estimai la distance du voyage en pleine nature à 130 lieues, il me faudrait donc au minimum dix-sept jours avant d’atteindre le pied des montagnes, et après, je devrais sans doute les contourner.

Par la route, le trajet serait moins droit, 200 lieues au bas mot, mais plus rapide car plus praticable, mieux aménagé, soit douze jour pour la même destination.

Je choisi d’aller au plus vite et sans doute au plus facile, autrement dit par la route. Il me faudrait faire preuve de la plus grande prudence : venant de Cideria, je serais considéré comme un espion, et si je parvenais à me faire passer pour un jeune Durairnien, je serais enrôlé de force pour me battre contre ma propre nation !

Je marchai plein est durant trois jours. Les deux premiers jours se passèrent sans encombre, mais lors du troisième, je quittai les plaines arbustives pour entrer dans la savane, où la progression fut moins aisée, et perdit une journée et une ration de plus.

C’est donc la besace vide et sans le sou que j’arrivai à Gemstrey, ville la plus à l’est de Durairne.

Cette ville fortifiée et militarisée était sans commune mesure avec les villes de Cidéria, et je ne pouvais que constater combien les efforts de guerre de notre fou de roi étaient vains ! Les seuls effectifs de Gemstrey auraient suffi à vaincre nos armées cidériennes ! Mais là n’était plus mon problème : j’avais une quête à accomplir. Une quête confiée à mes soins par la mort en personne…

Il me fallait au plus vite trouver de quoi gagner quelques pièces pour acheter ma pitance et poursuivre ma route. Je me rendis donc à l’auberge la plus proche, en quête de rumeurs intéressantes…

Au chêne de la grenouille cuivrée était une auberge de qualité médiocre tenue par une femme gnôme, Dingaer. Cette coïncidence ma rappela ma ville natale, et me mis à l’aise.

Le bâtiment semblait avoir subi les ravages de la guerre. Au rez-de-chaussée, se trouvait une salle pouvant contenir vingt personnes. J’y entrai discrètement et m’installai dans un coin, à l’écart, pour ne pas attirer l’attention.

A l'arrière, se situait la cuisine où Loriel Valaster, une elfe était au fourneau. La cuistot avait pour spécialité un cake aux carottes dont l’odeur, qui émanait de la cuisine, ne suscita aucune envie chez moi.

Il était possible de bénéficier des services suivants dans cet établissement :
- Quatre misérables chambres et un dortoir tout aussi triste.
- Un scribe, qui, malgré de nombreuses fautes, pouvait rédiger contrats et actes de vente.
- Un palefrenier, qui menait les chevaux à l'étable.
- Une salle de réception, plutôt miteuse mais pour le prix...

Cette auberge était principalement occupée par des ivrognes qui oublient leurs soucis dans la bouteille, de plus la proximité des bas-quartiers, rendait cet établissement peu fréquentable.

Vraiment, la ressemblance avec l’Anguille rieuse était singulière !

Tendant l’oreille, comme j’avais appris à le faire tout petit, pour surprendre les conversations sans en avoir l’air, j’entendis différentes rumeurs.

Aleifr le Kraken, un mercenaire notoire, avait été vu se faufiler la nuit dans les chambres à coucher du maire, ce qui interrogeait beaucoup les habitants…

On se plaignait beaucoup du racket de protection, exercé par gens d’arme, et la plupart des détenus de la prison étaient des personnes qui avaient refusé de payer, ou n’en avait pas eu les moyens.

Gemstrey aurait été construite sur un ancien lieu de sépulture et les fantômes de ceux qui y étaient enterrés auraient envoyé des cauchemars à ceux qui dormaient sur leurs ossements.

Une voleuse, qui se faisait appelé Charité, pouvait trouver n'importe quoi pour le bon prix, que son propriétaire veuille ou non s'en séparer.

Lord Haret Whitewood était, disait-on, disposé à payer généreusement pour le retour d'une épée ancestrale précieuse perdue par son grand-père.

Selon certaines rumeurs, un groupe de voleurs envisageait d’attaquer des caravanes en route vers la côte. Le riche négociant Sotman Stokes engageait des aventuriers pour protéger ses cargaisons.

J'étais sorti aussi discrètement que j’étais rentré, gardant ces information dans un coin de ma mémoire, et je décidais finalement de quitter la ville pour chercher dans la nature de quoi me sustenter, c’était de loin ce qui me parût le plus simple et le plus prudent.
La savane environnante m’offrirait sans doute ce que je cherchais...

La savane s’avéra moins généreuse que ce que je pensais, le terrain autour de la ville étant rendu difficilement praticable par des herbes coupantes et des plantes épineuses. Je parvins tout de même à trouver quoi manger jusqu'au lendemain soir. Je partis de bonne heure et marchais vite sur la route, parcourant dix-huit lieues et arrivait au soir à Gilliangate.

Cherchant du travail et un endroit ou dormir, je trouvais surtout des injures et des coups. Je tombais même sur un serpent agonisant que je failli écraser et m’écartai rapidement.

Je cherchai en vain jusqu’à ce que je rencontre un sculpteur de renom qui m’expliqua qu’il cherchait à créer une effigie de son dieu, mais il avait besoin d'aventuriers intrépides pour l'aider à obtenir le marbre de sa statue. Il accepta de m’offrir le gîte et le couvert contre ce service… Bien que ne me jugeant pas intrépide, j’acceptais de bonne grâce, trop heureux de pouvoir prendre un vrai repas et un vrai repos.

Le marbre le plus proche qui convenait aux besoins de l'artiste se trouvait dans une carrière située non loin. Ceux qui possédaient la carrière ne voulaient pas lui vendre le marbre, car ils vénèrent un dieu différent.
Pilwin voulait tailler l'image de son dieu dans un marbre pur, et seule la carrière voisine offrait cette possibilité. Mais les propriétaires de la carrière avaient foi dans un dieu différent et vendre le marbre à Pilwin aurait été une violation de leurs principes.

J’imaginais mal prendre la carrière de force, elle était, selon Pilwin, fortement gardée et cela aurait été une tâche impossible pour moi. À cela s’ajoutait la difficulté de récolter et transporter le marbre…

Nous passâmes une partie de la nuit à élaborer une stratégie, et après m’être repu, lavé et avoir dormi, j’étais prêt : Pilwin me fournît des vêtements semblables aux adorateurs du dieu vénéré par les propriétaires, ainsi qu’une charrette tirée par deux bœufs solides et suffisamment d’or pour acheter le marbre en quantité et qualité suffisante. Il m’expliqua le chemin à suivre pour me rendre à la carrière, et je m’exécutai.

Arrivé à la carrière, je fus accueilli avec méfiance. Il me fallut convaincre les propriétaires que j’étais commissionné par un employeur lointain qui avait eu vent de l’excellente qualité de leur marbre. Le mensonge passa sans problème, le fanatisme que feignit l’emportant sur leur raison.

Il me fallait à présent conclure l’Achat au meilleur prix et sans me faire arnaquer. Mais mon piètre sens des affaires me trahit, et je ne pus acheter qu’un bloc plus petit que celui demandé par Pilwin. Il devrait s’en contenter… J’aidai donc à charger le marbre sur la charrette et reparti, conscient de n’avoir que partiellement rempli ma mission. Voyant arriver son précieux chargement, Pilwin sauta d’abord de joie, puis, constatant que son or avait été dépensé dans la totalité pour un bloc plus petit que ce qu’il voulait, il se renfrognât.

Ayant néanmoins pris les risques et rapporté le marbre, j’estimais avoir droit à ma récompense et réclamai mon dû, mais il me fallut négocier avec un Pilwin déçu et remonté. Je menaçai de rapporter le marbre et de le dénoncer s’il ne cédait pas.

Comme il ne pouvait décharger le bloc seul, il accepta de me payer, à la condition que je l’aide d’abord à rentrer le bloc dans son atelier. L’affaire conclue et le bloc hors des regards, je reçu dix pièces d'or, le tarif pour un voyage sur une route difficile, et Pilwin me pria de disparaître.
Je ne m’étais pas fait un ami, mais au moins j’avais à présent de quoi acheter de la nourriture, un bon lit pour la nuit, et peut-être un peu d’équipement.

Je choisi tout d’abord d’aller goûter au confort sommaire d’une bonne auberge où je payai trois pièces la nuit et le repas :

Me renseignant sur la présence de personnes susceptible de m’accompagner dans mon voyage, on m’indiqua le nom de Thegas Dircor, un aventurier, un fameux chasseur disait-on...

Le lendemain, on me le présentât et l’homme me mit tout de suite à l’aise par son évidente bienveillance. Sans tout lui dire, je lui expliquai que je devais traverser le continent et que son aide serait fort bienvenue.

Il accepta de m’accompagner à la condition que je lui verse dès à présent la moitié du tarif pour un voyage sur une route difficile, soit cinq pièces sur les dix que valait ce service, condition que j’acceptai sans sourciller, trop heureux d’avoir mon premier compagnon de voyage.

Avec les deux pièces que j’avais encore en poche, j’achetai des rations pour deux jours et nous nous mires en route.


Je me nomme Yaakab Mouahyar. Je suis cartographe… Et désormais je ne voyage plus seul.

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Wolfgang
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Re: Le Cartographe - Recit d'aventures

Messagede Wolfgang le Mar 15 Jan 2019 15:48:08

A la moitié du troisième jour, Thegas, qui s’avéra un excellent guide et pisteur, me donna une de ses rations car j’avais déjà mangé tout ce que j’avais. Nous arrivâmes à Jalisafast, à 40 Lieues de là, une imposante citée de plus de vingt mille habitants !

Les jours qui suivirent furent une alternance entre marche et recherche de nourriture. Les talents de Chasseur de Thegas et sa connaissance des lieux nous furent précieux ! Nous traversâmes ainsi le bourg de Hawkepas, un peu plus de six cent cinquante âmes et arrivâmes à la citée de Blossomhall.

Las de manquer de tout, je décidai de faire halte dans une auberge à bas pris, Au glaive vert, où je pourrais vendre mes dessins pour payer le gîte et le couvert, peut-être même mettre suffisamment de coté pour améliorer nos conditions de voyage et payer mon guide.

Je fis aussi savoir que je cherche à recruter pour un voyage vers l'est au long des routes, jusqu'au bout du continent, et que les recrues profiteraient de tout nos gains.

En attendant que des candidats ne se présentent, je consacrai deux journées entières pour réaliser des œuvres à vendre, mais des premières réalisées, je n'obtins que de quoi payer l’auberge pour moi.

Je parvins à négocier avec l’aubergiste pour qu’il continue à nous héberger et lui offrit de lui laisser dix de mes œuvres en partant, ce qu’il accepta à la condition que je lui laisse un gage jusqu’à ce que mes dettes soient épongées : tout mon matériel ! Face à mes dettes, je fus contraint d’accepter...

Mes dessins n'eurent qu'un succès mitigé, mais me permirent de payer mes dettes. Une fois cela fait, j’avais huit pièces en poche, gardant à l’esprit que j’en devrais cinq à mon guide au bout de notre périple.

Quelques candidats se manifestèrent le lendemain au petit matin, mais beaucoup réclamaient plus que je ne pouvait offrir pur leurs services. Je retins Bratos Koil un Barbare, qui alliait à sa puissante musculature un intérêt très limité pour les choses de l’esprit. Il serait le compagnon idéal : un bon protecteur très peu curieux et difficilement capable de calculer ce que je lui devrais... La fin justifie les moyens.

Bratos accepta de me protéger si je lui prouvais de suite ma bonne foi. Comme pour Thegas, je lui offris la moitié du prix pour un voyage difficile : cinq pièces.
Je n’avais donc plus que de quoi payer une nuit pour nous trois. Il fallait trouver une meilleure source de revenus que mes dessins !

Nous apprîmes à la taverne qu’une créature ailée appelée Pternadon, à mi chemin entre l’aigle et le dragon, décimait les troupeaux et terrorisait les éleveurs. Les paysans s’étaient cotisé pour offrir une large récompense de cent pièces à celui ou ceux qui les débarrasseraient de cette créature. Seul, je ne m’y serait pas risqué, mais avec mes deux nouveaux compagnons, la mission était selon moi possible. Et puisque la mort ne semblait pas vouloir se manifester pour me l’interdire, je décidai donc de tenter notre chance.

Nous partîmes tous trois à la rencontre des paysans victimes afin qu’ils nous donnent quelques éléments supplémentaires. Ils nous firent tous la même description de la créature, plus grande qu’un chariot, et nous indiquèrent qu’elle attaquait chaque fois le soir, avec le soleil couchant dans le dos, pour repartir dans la même direction avec sa proie. Autrement dit, son refuge ou nid, peut importe, était probablement à l’est !

Nous partîmes pour trouver son repère, guettant sa présence dans le ciel. En fin de première journée, nous trouvâmes une piste, visiblement tracée là par un humain, et perpendiculaire à notre marche. Ceci m’interpella, mais je n'avais pas le temps de m'y intéresser plus que cela. A la fin du deuxième jour, nous vîmes le nid gigantesque où une créature énorme nichait !

Thegas tira dès qu’il fût à portée, nous commandant de nous cacher à bonne distance, tandis que lui, derrière un arbre, restait parfaitement immobile et décochait ses flèches.

Son premier tir toucha la tête, la créature restant immobile, étêtée. Mais le deuxième manqua et attira la créature. Thegas, imperturbablement immobile parût être invisible pour la créature, et j'essayai d'en faire autant, mais avec moins de réussite, et la créature vint en notre direction...

Bratos chargeât à découvert pour attirer l’attention sur lui, ce que fît exactement l'énorme volatile déplumé, se dirigeant vers lui et nous ignorant, moi et Thegas, qui ajusta un tir précis dans les jambes du monstre, qui s’en trouva ralenti.

Un autre tir atteint de nouveau la tête de la créature qui s’arrêta un instant, donnant l'occasion à Bratos de frapper violemment. Malgré la force du coup, la créature ne tomba pas et répliqua, frappant le barbare de ses serres, puis s'effondra !

La créature vaincue, Thegas récupéra ses flèches et nous apportâmes à Bratos les premiers soins. Il était impressionnant que ce gaillard soit encore debout vu sa profonde blessure !

Nous nous apprêtions à aller visiter le nid avant de nous en retourner toucher notre salaire vers les paysans, quand un cri déchira le silence ! Un deuxième Pteradon, sans doute l'un étant la femelle et l'autre le mâle, surgit dans le ciel azur, avec le soleil dans le dos, éblouissant Thegas qui ne put tirer !

Bratos essaya d’attirer de nouveau l’attention sur lui ! Mais n'y parvint que peu de temps, juste ce qu'il fallait à Thegas pour s’abriter et tirer !

Bratos frappa de toutes ses forces le volatile fondant sur lui, mais il rata son coup et la créature lui tomba dessus de tout son poids !
Thegas, imobile et invisible pu s’abriter et tirer encore ! Maladroitement, il fit fit tomber son carquois, éparpillant ses flèches au sol.
Les voyant en difficulté, je tâchai d’aider, en essayant de frapper avec mon bâton. Le cri d'alerte de Thegas arriva trop tard ! La créature me déchira les chairs !
Bratos frappa comme une brute qu'il était ! Il déchira le cuir de la créature qui poussa un cri effroyable et se tourna vers lui.
Thegas en profita pour ajuster son tir et toucha la tête de la créature totalement désorientée !
Je profitai de l’occasion pour aller me mettre à l’abri !
Bratos frappa de plus belle, et le deuxième Pteradons’effondra à son tour !

Saufs, mais bien mal en point, nous nous sommes dirigés vers le nid et nous avons trouvé un rouleau de parchemin sur lequel étaient écrits des signes étranges… Sans doute un sort. Il faudrait se renseigner plus tard. Il y avait aussi dans ce nid un coffre éventré déversant des pièces de monnaies et autres petits objets de valeur, mais surtout un oeuf énorme, n oeuf de Pteradon, dont nous pourrions tirer un bon prix.

Nous sommes retournés toucher notre récompense de cent pour la protection du commerce des éleveurs, et nous soigner chez une soigneuse du nom de Prosonne Brertel qui fit des merveille de nos corps abîmés.
Nous avons vendu l’œuf et les autres babioles a une vendeuse d’objet rare du nom de Dromonde Hercis, en tirant la belle somme de 1400 pièces !

Je donnai 500 pièces a chacun de mes compagnons pour leur peine, et gardait 400 pièces pour moi. Avec cet argent, nous allions enfin pouvoir nous offrir un meilleur équipement et des conditions de voyages meilleures, à commencer par des chevaux et des rations en nombre suffisant !

Une fois faites nos emplettes, nous avons organisé une grande fête pour célébrer notre victoire.

Au cours de la soirée, je fis la connaissance et me liais d’amitié avec le chef de la guilde locale des sorciers, Ciryon "Ritodion" Filardyëyë, un Demi-elfe, qui portait grand intérêt au parchemin trouvé dans le nid.

Il m'expliquât que la noblesse de Blossomhall avait des problèmes avec un harceleur, un sorcier fou, rejeté de la guilde pour ses recherches inavouables. Le déséquilibré dangereux avait depuis investi une tour abandonnée à proximité et s'était déclaré Baron Suprême. Il avait demandé un tribut au gouvernement local, menaçant de raser Blossomhall si son "impôt" n'était pas payé. La Cour envisageait d'exiler toutes les personnes qui ne pouvaient pas lancer de sort afin de les mettre à l’abris de ce malade !
Depuis l’arrivée de ce sorcier, la Magie est partout dans la citée ! On trouve ça et là sur les marchés des objets magiques anciens inconnus et incontrôlables à des prix ridiculement bas, ce qui menace l’équilibre financier de la guilde en plus de la sécurité des habitants ! La fragile et âgée Avis Glover par exemple, avait été assaillie par une bande de rustauds ivres tard dans la nuit. Un témoin avait affirmé qu'elle les avait tous molestés de façon insensée avec sa canne, les laissant pour morts, avant de traverser toute voûtée et clopin-clopante le reste du chemin pour rentrer chez elle...



Je me nomme Yaakab Mouahyar. Je suis cartographe… J'ai offert deux beaux trophées à la Mort cette semaine. Et bientôt, je lui en offrirait un plus beau encore, un avec une âme, une âme sombre...

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