Personnages

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Messagede lydia le Sam 10 Juin 2006 18:07:18

La jeune femme aux longs cheveux noir enfile rapidement son casque.

"Mince encore en retard. Pas grave j'ai ma moto."

Elle enfourche sa moto.

"Sécurité sécurité.... bah met la ou je pense la sécurité... Pas le temps d'enfiler ma combinaison."

Son corps est athlétique. Sa musculature saillante. Cette fille doit trimer dans la vie pour se payer un engin pareil.
Elle démarre. On peux deviner sur les muscles de son cou que la tension est à son comble. La visière n'est pas encore fermé et lorsqu'elle tourne la tête pour voir si la circulation permet son démarrage, on peux apercevoir un regard dur et vaindicatif.
Elle ouvre les gaz a fond et là instinctivement vous percevez une modification de son état. Cela se lit dans son regard. Une sorte de félicité se voit franchement au vrombissement du moteur et au crissement du pneu sur l'asphalte de la chaussée.
D'un geste rageur elle lache le frein de pied et tape la première. La moto s'élance.
Première... Deuxième...... troisième Vous la perdez de vue.
Ce doit être une folle pour se balancer ainsi dans la circulation..... La police devrait faire quelque chose... Des innocents vont encore être blessés.


sous sa forme crinos

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Messagede Grotek le Sam 10 Juin 2006 19:01:46

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Mil et Enia Selhdinger

Gilles.
Il était collant comme pas possible. Toujours à la suivre partout.
Le soir, il l'attendait à la sortie de la salle de concert. Le matin il était là assis dans la vieille salle moisie pendant les répétitions. Des fois, elle lui souriait, il devenait rouge et se mettait à bafouiller.

Un jour, il prit son courage à deux mains, et -non sans avoir du graisser la patte à un gardien véreux- l'attendit dans sa loge. Il avait tout préparé, il s'était préparé a tout, sauf à ça.

Car ce n'était pas la délicieuse Enia, celle dont les longues jambes et interminables hantaient ses nuits qui entra dans la petite pièce. Le visage qui le dévisageait n'était pas cette figure pâle comme la lune que n'ornaient que les lacs bleus abyssaux de ses yeux, c'était un visage émacié, squelettique, au teint cireux, percé par deux yeux noirs comme l'abîme, qui le dévisageait d'un air mauvais.
Une poigne d'acier s'abattit sur son épaule et le dirigea fermement vers la sortie.
Il prit sa queue entre ses jambes et détala sans demander son reste.

Alors qu'il sortait il les vit. Ils étaient trois. Deux petits voyous de son quartier et un grand noir qu'il n'avait jamais vu étaient littéralement en train de baver devant la photo d'Enia qui ornait l'affiche, en ricanant bêtement.
Gilles passa devant eux en baissant la tête. Ils ne le remarquèrent probablement pas, occupé à débiter des blagues de mauvais goût sur 'Elle'. Lentement, il prit le chemin de chez lui.

C'est trois rues plus loin qu'il fut pris d'un affreux doute. Il se mit à courir comme un fou, traversant les grandes avenues sans regarder. Le théatre. La ruelle. Il entendait ses cris. Il était déjà peut être trop tard ? Cette voix ensorcelante qu'il avait adulée hurlait quelque chose.
'Mil arrête ! Ca suffit maintenant !'
Alors du coin de la rue, il vit que la 'chose' d'auparavant avait soulevé par le col un des voyous avec une force hors du commun. A terre, le black et l'autre gémissaient, le pavé était tâché de sang. Enia répéta son ordre tout doucement et les pieds du voyou retrouvèrent le sol. Sans même penser à se soucier de ses deux camarades, le vaurien était déjà loin, cherchant à fuir au plus vite ces deux femmes.
Dernière édition par Grotek le Lun 23 Juil 2007 20:25:44, édité 2 fois.
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Messagede Erzatos le Mar 20 Juin 2006 18:51:35

'Pas de justice'. Nell sourit. Cette phrase, gravée dans une des banquettes en bois du hall du tribunal, elle aurait pu l'écrire elle-même. Il y a quelques années, peut-être moins...
Elle connaît les rouages par coeur, Thomas n'avait aucune chance.


'Alors ma belle ? Ca avance ?'

La jeune femme jette un oeil distrait aux dessins coloriés par sa fille, puis l'observe, elle.
Elle pense à sa 'victoire' d'aujourd'hui. Garde exclusive pour la mère, en raison du passé de toxicomane du père... Un classique. Que ce soit de sa vie à elle qu'il s'agisse importe peu à présent.

Une des lourdes portes latérales du hall s'ouvre, et un homme portant un costume mal ajusté en sort. Il toise un instant Nell, puis Aleksandra. Il hoche lentement la tête, l'air sombre, puis tourne les talons et quitte le bâtiment, balançant au passage sa cravate bon marchée dans une poubelle.

Pauvre Thomas, il aurait pu faire un effort pour se fringuer, un jour comme celui-ci.
Trois courtes respirations. Nell fourre les crayons et les dessins de sa fille dans son sac, l'embrasse sur le front et l'emmène vers la sortie. Elle rend son salut à un flic ventru devant le tribunal et hèle un taxi.

'Pas de justice'. Nell relève un instant les yeux de son portable avec lequel elle prépare les affaires de la semaine. Aleksandra a le nez collé sur la vitre du taxi et rit en observant les passants. Sa mère sourit puis la serre dans ses bras, à la surprise de la petite fille. On dirait qu'il y a une justice, aujourd'hui.
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Messagede Hades le Mar 17 Juil 2007 10:38:09

06h30 AM (Manhattan)
Dring Dring
Un téléphone sonne dans un appartement pratiquement vide.
Un homme s'extrait de son lit et se dirige vers le téléphone.


- 'SOS Rats, Bonjour. Que puis-je pour vous ?' Dit-il d'une voix ensommeillée.
- 'Mr Delcourt , j'ai un rat dans mon immeuble que j'aimerai ne plus voir traîner.'
- 'Envoyer moi les informations sur mon site web et je vous envoie mon devis dès que possible.'
Fin de la conversation.


Et bien encore un jour se lève sur Manhattan, et un autre s'abattra sur un rat.
Douche, petit dej', et je saute sur mes mails. Et voilà les informations sur mon rat apparaissent. J'en prends note. Le rat ne semble pas trop difficile à débusquer.
Estimation de la dératisation 50,000$. Et c'est que cela coûte le matériel pour ce genre de rat.
Je réponds via email à mon hypothétique employeur.


'Dératisation complète de votre immeuble 50,000$.
25,000$ à virer avant dératisation. Solde à la fin. Mes coordonnées bancaires sont :
IBAN XXXX XXXX.
Attente de virement pour accord.'

Maintenant, je vais aller me balader au tour de l'immeuble en question afin de trouver le meilleur lieu d'approche pour m'occuper de ce rat. J'ai une préférence pour les sorties de parking d'immeuble. Les gens s'arrêtent avant de rejoindre le trafic et c'est dans ses moments là où les rats sont les plus facile à chasser.
Si nous avons chacun un objet et que nous les échangeons, nous avons chacun un objet.
Si nous avons chacun une idée et que nous les échangeons, nous avons chacun deux idées.

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Colm Pour CyberPunk
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Messagede Sigismond le Mer 14 Nov 2007 09:23:23

'Well you can kill with the best of them
But your smile remains so sweet
When someone comes to eat me alive
Well I like to see their teeth
If you really want I can name the names
Be an angel of death at the children's games, so

Don't ask any more stupid questions
You already know the answers to.'

New Model Army, Stupid Questions


' Dragos écrasa sa cigarette, la troisième depuis qu'il avait refermé le clapet de son Motorola. Il les avait compté, chose qu'il ne fait jamais d'habitude. Secouant la tête, il grommela un juron incompréhensible et continua à monologuer doucement, appuyé contre la carrosserie, les mains bien au chaud dans les poches de son blouson.

Pas ma faute, non tout ca c'est a cause d'eux.

Lui, en bon Philodoxe ne voulait que la justice et le respect des Traditions.

La Justice ? La Justice pour qui ?

La justice pour Silence-de-l'Aurore, exécutée pour avoir donne naissance a un métis difforme ?

La justice pour le galliard Sang-Clair, abattu comme un chien par des Brujahs suite à une banale histoire de territoire ?

La justice pour la riante théurge Reflet-des-Songes à qui les Danseurs firent subir les derniers outrages ?

La justice pour l'arhoun Paix-de-Cendres, tombée en défendant le reste de sa meute, dans une attaque suicide contre leur cairn ?

Il les avait vu succomber un a un, sans rien pouvoir faire pour éviter le klaive du destin. Oh, bien sur, ils continuaient à vivre en lui, dans ses souvenirs. A son grand désespoir. Souvent ils le réveillaient au milieu de la nuit pour lui rappeler cette justice qu'il leur avait tant promise. Il se mettait alors à hurler, n'arrachant aux Anciens que quelques hochements de tête navrés. Les Anciens, bien abrités derrière les murs de chair de leur territoires et qui envoyaient les jeunes Garous se faire écharper a l'extérieur, éliminant du même coup de potentiels concurrents plus jeunes et plus robustes. Leurs querelles mesquines et l'ânonnage de la Litanie avait fini par l'écoeurer complètement. Si Gaia parlait par leur gueules, alors il n'y avait plus rien qui ne vaille d'être défendu aveuglement. Les sanglots et les chuchotements de ses frères et soeurs de meute avaient fini par briser son intransigeante arrogance et le Ver était à présent dans le fruit. Bien décidé à y rester. Depuis des semaines, il errait les yeux rougis par les nuits sans sommeil et parlait tout seul de ses futurs retrouvailles avec ses compagnons d'armes trépassés.
Comme a l'accoutumée, les Anciens n'avaient guère prêté attention a ses divagations. Cette fois, ils avaient eu tort.

L'air se chargea soudain d'une odeur douceâtre qui fit frémir ses narines, l'odeur caractéristique de la ruche. Enfin, ils avaient mis le temps se dit-il. A la limite du terrain vague, on distinguait leurs ombres qui tournaient sans oser approcher, craignant qu'il ne s'agisse d'un traquenard. Fatigué par leur manège, le Croc d'Argent émit un sifflement pour attirer leur attention et désigna la voiture du menton sans enlever les mains de ses poches.


Votre cadeau est dans le coffre. Comme promis.

Ce soir, il le savait, il danserait sur le Sombre Sentier.
Ce soir, il l'espérait, ils seraient enfin réunis.
'
Vous êtes sûrs d'être assez ?
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Re: Personnages

Messagede Tanakyelle le Ven 16 Mai 2008 09:29:41

Chevauche-Nuées
Tanalupusjpg.jpg
Tanalupusjpg.jpg (112.59 Kio) Vu 1493 fois



Quelque part en Irlande

Cœur-de-la-Terre et Feuille-d’ Automne n’étaient pas la, tout deux partit chasser, cela faisais longtemps que je n’avais pu passer du temps seule, ma sœur de sang avait mis du temps à se remettre de sa tristesse. Chaque jour nous avancions en quête d’un nouveau territoire, mais je les sentais, la meute était là forme intangible et insaisissable, ils nous protégeaient. Ceux qui nous avais vu voir le jours nous suivaient, toujours d’assez loin pour nous laisser un doute, souvent le grand loup gris disparaissait pendant longtemps… on entendait parfois leurs cris d’encouragement…

La louve au pelage roux et or sortit son museau d’entre ses pattes, humant l’air et les vapeurs parfumées que produisait la naissance des premiers bourgeons. Elle jappa en se relevant et se mit à courir à toute vitesse, grimpant sur des rochers, se roulant dans l’herbe encore fraîche des dernières neiges fondues.

Elle s’arrêta au bord d’une falaise laissant le soleil jouer de ses rayons orange dans son pelage et dans ses yeux. On pouvait voir dans cette couleur jade parsemée d’or une intelligence différente, une joie de vivre sans pareil, une soif de liberté et d’aventure soutenue par un calme apaisant. Elle observait leurs nouvelle terre d’accueil, ses bois aux teintes de l’automne, ses lac remplis de poisson, ses rivières aux flot vif et puisant.

Elle resta ainsi de longues minutes, semblable à une statue d’ambre d’où émanerait une auras apaisante, et une détermination sans faille. Parcourant du regard la nature sauvage qu’elle surplombait.

Heureuse et satisfaite la grande louve rousse retourna auprès de ses compagnons dont elle avait entendue les hurlements de victoire. Les jours à venir promettant d’être meilleurs, sur ces terres généreuses en gibiers et en beauté.

Ce qu’elle avait oublié de regarder était une fumée noire provenant du nord ouest …

lg.jpg

Tana copie.jpg
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Re: Personnages

Messagede Lynxie le Sam 17 Mai 2008 12:32:49

Extrait du journal de voyage de Lyniñyen. C'est un petit carnet a spirales, protégé dans un étui en cuir. Comme elle n'a aucune notion de temps, les pages sont mentionnés juste du lieu ou elle se trouve, et non de la date. Elle écrit toujours a la plume, et a l'encre bleue.

Finlande
C'était la première fois que je traversais la taïga. Le paysage était magnifique, un des plus beau que j'ai vu. Des arbres enneigés a perte de vue, un calme impressionnant, une sensation de calme et de plénitude. Calme, mitigé par la présence impressionnante d'oiseaux. Je pense que c'était des grives : j'ai vu des blanches, j'ai vu des grises. Cela se rapproche de l'endroit idéal. Mais ce n'est pas encore ça. Dommage, j'aurais bien planté ici mon antre. Je commence a espérer que ma destination suivante sera la bonne.
Je suis au coin du feu, dans un petit hôtel de Laponie. Du confort... Cela faisant longtemps que j'en avais pas eu. Mes orteils ne supportent pas le froid, et j'avais presque oublié cette sensation de sortir le pied engourdi et frigorifié de la botte, avancer délicatement les orteils de leur but rêvé, de la chaleur.
Mais tout cela ne sera que souvenirs demain, car il faudra que je reparte a nouveau. Les habitants de ce village ci ne semble guerre apprécier ma présence. Ou plutôt, guerre apprécier que je n'ai pas de quoi payer l'hébergement. J'ai l'habitude, je lis en eux comme un livre ouvert.
Fichiers joints
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( Lynne en n'humaine )
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( Lynne en forme Crinos )
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Re: Personnages

Messagede Général Santa Anna le Dim 06 Juil 2008 15:48:38

Nom : Vadim Oprichinsky.
Date de naissance : 20 Novembre 1969
Lieu de naissance : Surgut (Sibérie)


Parfois, de vagues souvenirs, ramenés à sa conscience par quelques cauchemars vite oubliés, rappellent à Vadim qu’il est né au sein d’une famille normale.

Mais la tourmente qui a emporté la Mère Russie depuis la fin de la guerre froide ne lui a jamais permis de remonter aux circonstances exactes de ce bouleversement qui a dévasté sa petite enfance :
La lente liquéfaction du système politique russe a détruit toutes les archives et les traces de déportation vers les goulags qui auraient pu être utile à Vadim pour retrouver la trace de ses parents disparus.

Pas que cela ait été une obsession, pour un jeune camarade endoctriné dès son plus jeune âge aux thèses socialistes Marxistes ; mais lors de son adolescence, ce mystère l’aura parfois hanté, car jamais on ne peut jamais empêche un jeune homme de se questionner sur ce qu’il aurait pu être…


Orphelin à 4 ans, puis élevé en foyer, Vadim entre à l’Organisation soviétique des jeunesses communistes (les komsomols) dans l’année de ses sept ans, alors que le climat de guerre froide est à son paroxysme.
La vie est dure, dans les internats pour jeunes de Sibérie, mais l’on y apprend une rigueur et un respect qui auront servi Vadim toute sa carrière.

Enfant assez contemplatif sans être timide, Vadim fréquente tôt les bibliothèques pour la jeunesse, ces endroits répondant à une commande sociale bien définie : contribuer à l’éducation communiste des jeunes.
Une conviction naît dans son jeune cœur, renforcée au fil des années par l’endoctrinement dispensé par ses maîtres et tuteurs.

A seize ans, comme la très grande majorité des enfants des foyers, Vadim devient pupille de la Nation Russe, et est orienté –à sa grande déception, vers la fonction publique, alors que nombre de ses anciens camarades ont la chance de rentrer dans l’armée ou un corps affilié.


La grisante sensation d’indépendance apportée par ses premiers salaires et la liberté de mouvement qu’il acquiert en quittant le foyer, à Dix huit ans, n’altèrent pas ses idéaux, et il devient vite un employé zélé et efficace de la grande machine administrative russe.
Il goûte enfin une vie normale, s’insérant dans un tissu social riche, son sérieux au travail lui apportant une reconnaissance humble mais réelle de ses collègues et supérieurs. Vadim se fait des amis, quelques conquêtes, mais aussi quelques ennemis, car son intégrité au travail le pousse à dénoncer tout détournement ou tout abus : la Mère Russie doit être servie par ses fils, et jamais l’inverse, l’entend-on souvent dire à cette époque.

Idéaliste intègre et appliqué, il est repéré par le politburo dans l’année de ses 23 ans, et accepte de devenir assistant pour confondre un de ses supérieurs dans une enquête de corruption interne menée par la police secrète russe : le NKVD.

Dans la même année, après le succès de son enquête qui confond (et voit disparaître de façon mystérieuse) un membre de l’entourage du secrétaire général du parti, Vadim entre au NKVD, ajoutant à son sens de l’éthique et du discernement une formation au maniement des armes.

Mais 1991 est aussi l’année ou le vernis fragile qui protège la façade décrépie du régime russe craque définitivement.
Perplexe devant les changements prônés par les dirigeants de l’état et l’ouverture au libéralisme économique qui jusqu’à maintenant était l’Ennemi, Vadim se concentre malgré tout sur sa tâche et continue à travailler avec une rigueur exemplaire.

Les bureaux du NKVD sont agités par la politique radicale qui est en marche ; un climat de suspicion et de trahison s’installe, alors que chacun comprend que l’état est en train de réformer ses organes politiques et judiciaires.

Vadim, consciencieux et avec le plus grand sérieux, continue d’exécuter les ordres et de travailler jusqu’à très tard, infiltrant des cellules révolutionnaires, cherchant les espions, les corrompus, les dangereux.
Mais maintenant Vadim bénéficie de nouveaux moyens pour traquer et combattre ses ennemis…

Le Changement, tardif, aura surpris le jeune homme aussi bien que son adversaire, le Vampire proche du secrétaire du parti, lors de la scène finale de sa première enquête pour le NKVD.
A son réveil, couvert de sang et de cendres dans un des soubassements du bâtiment administratif qui servait de repaire au Vampire, Vadim appliquera le protocole qu’il commence à maîtriser : faire disparaître toute trace, nettoyer les lieux, et en sortir sans avoir été vu.

Solitaire, ne sachant pas vraiment ce qu’il est au fond de lui, mais réalisant maintenant pourquoi il s’était toujours senti à part, c’est avec soulagement que le jeune homme sera contacté par le Sept du Granite de Glace quelques mois plus tard…
Il allait falloir jouer serré, pour que ses nouveaux frères Garous acceptent de le laisser continuer à travailler au NKVD, et encore plus pour qu’aucun de ses collègues mortels ne soupçonne son rôle d’agent double surnaturel.
Mais Vadim, rompu aux subtilités sociales de par sa formation, parviendra à reprendre son poste sitôt son rang de Cliath reconnu, convaincant les Anciens du Sept de l’utilité d’un Garou parmi les institutions policières mortelles.

Même s’il ne l’avouera jamais, à cette époque, Vadim voit son don comme un outil plus que comme une identité : appréhendant avec difficulté les notions spirituelles de la vie de Garou, il met plutôt ses forces au service de son idéal secret : rétablir le régime égalitaire et fraternel que la Mère Russie lui avait laissé voir dans sa jeunesse.
Il reste un adversaire farouche pour les Sangsues et autres créatures qui parasitent le système politique et administratif des quelques grandes villes de Sibérie, mais sa vision des choses se déforme peu à peu, et son point de vue s’éloigne et dérive lentement, se détachant des visées de ses frères Garous.
Pour Vadim, la Mère Russie est Gaïa, et le communiste est l’espoir d’un équilibre à retrouver.

Plus dure sera la chute, lorsque le jeune Croc d’Argent, enfermé dans ses convictions, réalise qu’il se bat maintenant seul pour ramener un régime dont plus personne semble ne vouloir : au fil des années, Vadim voit son rêve devenir définitivement utopique ; il devient distant, noir, et s’éloigne de ses frères Garous, dont l’étroitesse d’esprit en matière de politique l’irrite au plus haut point.

Le communisme ne sauvera pas Mère Russie ; au contraire, il est l’instrument qui l’a blessée si profondément, entend-il de plus en plus souvent.

Et cette simple idée déconstruit lentement la psyché bien ancrée de Vadim : il sombre doucement dans l’Harano, ses camarades de Sept le désavouant de plus en plus.

Au fond de lui, il sait qu’il a échoué.
Et cette conviction le mènera jusqu’à l’antre de la folie.


Image


Un individu malingre aux traits tirés et aux yeux cernés : son regard perpétuellement blasé recèle cependant une intelligence aiguisée et un sens de l’observation aguerri.
Vadim est souvent habillé d’un costume trois pièces noir allongeant encore sa silhouette chétive, et porte en extérieur une gabardine gris sombre d’un autre âge…
Le Nouveau Mexique ?...

...C'est MOI !!!...
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Re: Personnages

Messagede Eriandormior le Mer 01 Avr 2009 14:58:59

TROY FORSALE


Nuit noire, une pleine lune qui rayonne dans le ciel bleu nuit, dégagé comme en plein été … Des hurlements qui retentissent au loin, visiblement, une meute de loup chassent pas loin.
Troy est debout, pied nu dans l’herbe, sur la colline qui surplombe la ferme de ses parents.
En face de lui, un loup, aux yeux presques humains, à l’intelligence vive, et aux attitudes déroutantes le fixe. Troy sent qu’il y a quelque chose entre eux, comme un lien …
Le loup ouvre la gueule, et une sonnerie stridente retentit !

Troy sursaute, et se réveille d’un coup, projetant au passage le vieux réveil à terre … Il secoue la tête, et regarde l’heure sur l’écran de veille de son PC … 6h30 … L’heure de se lever pour aller au lycée … Encore dans le brouillard, à moitié dans son rêve, il attrape un tee shirt et un short, les enfile rapidement, puis va pisser. Se lave les mains, machinalement, et descend dans la cuisine, afin de prendre son petit déjeuner.
D’un « ‘lut Pa’, ‘lut mam’ », il salue ses parents, déjà habillés, et attrape un bol et des céréales, ainsi qu’un verre de jus de fruit …
Ses parents lui rendent son bonjour, mais ne le dérangent pas plus, ils savent que le jeune garçon n’est pas du matin …
Le temps du petit déjeuner, Troy se réveille doucement, ses frères et sa sœur le rejoignant chacun à son tour pour le petit déjeuner …
Une fois fini, il monte prendre une douche rapide, s’habille en attrapant au hasard dans les piles de vêtements un baggi, un tee shirt manche longue et un des nombreux maillots de basket qui trainent dans son armoire … Aujourd’hui, les Bulls … Pas celui des Knicks, équipe qu’il n’apprécie pas plus que ça …
7h, il attrape son sac, son ballon de basket et ses clés de voiture, une vieille Ford Mustang 289 ci. Son frère étant dans le même lycée que lui, ils partent ensemble, et pendant le trajet, plaisantent un peu sur la vie lycéenne. Mais Troy n’a pas le succès de son frère, bien plus populaire que lui … Mais il fait avec, et laisse courir …
Arrivé au lycée, il se rend immédiatement sur le play gorund, pour y retrouver ses potes de l’équipe. Ils tapent quelques paniers avant la sonnerie, puis vont en cours.
Jusqu’au midi, Troy est appliqué, concentré, et personne n’entend sa voix dans la classe. Pourtant, il s’en sort très bien, se situant dans le premier quart de la classe …
Midi arrive, il engloutit rapidement un repas moyen, la bouffe du lycée n’étant pas terrible … Puis retour sur les play grounds, ou se déroulent des parties acharnées entre les jeunes et les dernières années. Souvent à l’avantage de ces derniers, parfois à celui de Troy et ses amis.
Bonne ambiance, niveau de jeu intéressant, et surtout, un Troy épanoui, chambreur et heureux.
Les filles viennent voir, Cameron est parmi elles. Cameron … Secrètement, Troy en est fou amoureux. Officiellement, il ne s’intéresse à aucune fille, partagé entre ses études et le basket.
Un shoot raté, un marché, et Troy se fait chambrer, sous le regard rougissant de la jeune fille … Impossible de savoir s’il lui plait, pourtant, il aimerait.. Mais ses expériences précédentes l’ont échaudé, aussi préfère-t-il jouer les indifférents, avec un peu de chance, si il l’intéresse vraiment, elle viendra vers lui …
Les séances de sport de l’après midi sont courtes pour Troy, car l’entraînement avec l’équipe en occupe une grande partie …
Là, il y retrouve Connor Rose, le kiné de l’équipe, son mentor, en quelque sorte …et Josh Rowel, l’entraineur, un homme exigent et droit, ancien joueur de ligue mineur …
Ensuite, douche et petit détour par la cafétéria du lycée pour boire un soda, et griller quelques clopes …
Les flirts vont bon train, entre les joueurs et les groupies ! Troy et Cameron discutent souvent ensemble, mais ni l’un ni l’autre n’ose faire le premier pas …
Retour à la maison, Troy file un coup de main à son père pour rentrer les animaux, faire un peu le tour de l’exploitation pour réparer clôtures et autres barrières, puis rentre faire ses devoirs, avec application.
Diner en famille, toujours agréable, puis Troy finit dans sa chambre sur son PC, développant, jouant, chattant, bref l’activité de tout jeune américain devant un ordinateur !
"Tu sais ce que c'est un grownlwoabl ????


Moi non plus ..."
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